
À travers un tweet percutant, l’avocat et homme politique haïtien Maître André Michel relance le débat sur les sanctions internationales imposées à des anciens élus haïtiens, en déconstruisant certaines idées reçues qui ont longtemps dominé l’opinion publique.
« On disait que c’est Ariel Henry qui faisait imposer les sanctions. Ariel est parti. Les sanctions sont plus dures », écrit-il, mettant en évidence une réalité que beaucoup refusent encore d’admettre : le problème des sanctions dépasse les individus et les conjonctures politiques passagères.
Dans son tweet, Maître André Michel se démarque clairement de toute complaisance. Il affirme ne tirer « aucun plaisir » des sanctions qui frappent les leaders politiques, tout en rejetant ce qu’il qualifie de « faux nationalisme », souvent utilisé pour éviter une remise en question collective. Pour lui, la vérité est simple mais dérangeante : tant qu’Haïti ne mettra pas de l’ordre dans ses propres affaires, la communauté internationale continuera d’imposer des mesures coercitives.
L’avocat utilise une métaphore forte pour illustrer son propos : « Nous ne sommes pas encore adultes. On sanctionne toujours les enfants. » Une manière de souligner l’immaturité institutionnelle, politique et citoyenne qui, selon lui, affaiblit l’État haïtien et le rend vulnérable aux pressions extérieures.
Plus loin, Maître André Michel insiste sur la responsabilité interne comme clé de sortie de crise. « Lorsque nous mettrons de l’ordre chez nous, lorsque nous jetterons le couteau que nous avons dans nos propres mains, les sanctions s’arrêteront », conclut-il, appelant implicitement à la fin de la corruption, de la violence politique et de l’impunité.
Ce tweet, largement commenté sur les réseaux sociaux, sonne comme un avertissement : la levée des sanctions ne viendra ni de slogans nationalistes ni de boucs émissaires, mais d’un sursaut collectif visant à reconstruire l’autorité de l’État et la crédibilité du pays sur la scène internationale.
La rédaction
Laisser un commentaire