
Dans une vidéo publiée sur son compte Facebook, d’une durée d’environ dix minutes, l’ancien Premier ministre haïtien Laurent Lamothe est revenu en détail sur le dossier controversé des projets dits des « 25 stades », afin, selon ses propos, de rétablir la vérité après plus de onze années de confusion et d’accusations persistantes.
Depuis 2012, le terme « 25 stades » est devenu un symbole de polémique dans l’opinion publique haïtienne. Un amalgame, nourri au fil des années par des interprétations erronées et des accusations relayées sur les réseaux sociaux, a fini par installer l’idée que l’ancien chef du gouvernement aurait personnellement signé les contrats liés à la construction de ces infrastructures sportives.
Dans sa déclaration, Laurent Lamothe réfute catégoriquement cette version des faits. Il affirme n’avoir jamais signé de contrat relatif à la construction des 25 stades. « Je n’étais pas co-ministre au moment des signatures, et je n’ai apposé ma signature sur aucun document engageant l’État haïtien dans ce dossier », soutient-il, insistant sur la chronologie administrative des projets.
L’ancien Premier ministre explique que les décisions et les engagements contractuels concernant ces infrastructures ont été pris dans un cadre institutionnel précis, à une période où il n’occupait pas les fonctions qui lui auraient permis de cosigner de tels contrats. Selon lui, la persistance de cette confusion relève davantage d’une construction politique que d’une réalité factuelle.
À travers cette prise de parole publique, Laurent Lamothe dit vouloir mettre fin à ce qu’il qualifie de « procès médiatique » bâti sur des informations incomplètes ou déformées. Il appelle à une lecture rigoureuse des faits, fondée sur les documents officiels et le respect des responsabilités institutionnelles.
Cet Épisode 1 de « Mon combat pour la vérité » marque ainsi le début d’une série d’interventions annoncées par l’ancien Premier ministre, qui entend revenir, point par point, sur plusieurs dossiers ayant marqué son passage à la tête du gouvernement. Une démarche qui vise, selon lui, à rétablir les faits dans un débat public souvent dominé par les raccourcis et les accusations sans fondement.
La rédaction
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