FNE : 230 livres, un don… et une armée de propagandiste en mission spéciale

Au Fonds National de l’Éducation (FNE), on croyait avoir tout vu. Mais c’était avant que le Directeur Général, Élysée Colagène, ne décide de marquer son passage par un geste “grandiose” : un don de 230 livres à la médiathèque Jacques Stephen Alexis.
Jusque-là, rien d’exceptionnel.
Mais c’est après que le spectacle a commencé.

Les partisans en mode carnaval médiatique

Aussitôt les livres remis, les patisans du Directeur Général se sont mobilisés comme s’il venait d’inaugurer la première université intergalactique de la Caraïbe.
Sur les réseaux sociaux, ils ont transformé le don en événement quasi messianique :

“DG a frape fò ! 230 liv se yon gwo revolisyon nan sistèm edikatif la !”
“Ayibobo Colagène ! Ayiti pap janm menm ankò !”

Un internaute, visiblement très inspiré, est même allé jusqu’à écrire :

“Sa se vizyon ! Sa se devlopman ! Sa se renesans!”

Pour un don qui, en toute objectivité, tiendrait dans deux cartons et demi, c’est une performance.

”Propagann k ap fè plis bri pase liv yo”

Les partisans du DG se sont tellement enflammés que certains bibliothécaires ont commencé à se demander si les livres contenaient un secret d’État.
D’après eux, ces 230 titres représentent :

“un tournant historique”,
“une victoire éducative”,
“un symbole de leadership”,
et même “yon kout manchèt sou mizè a”.

Tout ça… pour 230 livres.
À ce rythme-là, si M. Colagène “remet yon bwat kreyon, yo p ap gen plas sou Facebook ankò.”

Un bilan gonflé… à l’air chaud

Depuis son arrivée au FNE, les critiques affirment que le bilan du DG se lit comme une micro-nouvelle :
Chapitre 1 : Don de 230 livres.
Chapitre 2 : Fin du livre.

Mais les partisans, eux, se sont chargés d’écrire tout un roman fantastique autour de l’événement. Dans leur version, Élysée Colagène est désormais :

le sauveur de l’éducation,
le rénovateur de la culture,
le grand stratège académique.

Conclusion : 230 livres, 230 statuts Facebook

Entre la cérémonie, les photos, les vidéos, les communiqués et les posts en rafale, on a presque eu l’impression que les partisans du DG voulaient faire plus de bruit que les livres pourraient jamais contenir de pages.

Au final, si le geste culturel est réel, la propagande, elle, est tout simplement… spectaculaire.

La Rédaction

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