
« Quand la mauvaise foi devient politique, le ministre de l’économie et des finances, Alfred Metellus, le lion qui ne pactise pas avec le ministre de la santé publique. »
Des tensions grandissantes secouent l’administration publique haïtienne, alors que plusieurs sources internes appellent le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à exercer une surveillance plus étroite sur le ministre de l’Économie et des Finances, Alfred Metellus. Ce dernier est accusé de multiplier les obstacles administratifs au détriment du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP).
Selon les informations recueillies, le ministre Metellus entretiendrait une proximité stratégique avec Kénol Mathieu, coordonnateur national du parti politique “VEYE YO”. Ce duo serait au cœur de décisions considérées comme arbitraires et coûteuses pour l’État, nourries, selon certaines sources, par l’ambition du ministre Metellus d’accéder un jour au poste de Premier ministre.
Un bras de fer avec le ministère de la Santé Publique
Au centre de ces frictions se trouve le ministre de la Santé publique, Dr Sinal Bertrand, qui tente depuis plusieurs semaines de faire avancer les dossiers de paiement des contractuels placés sous sa responsabilité.
Bien que les documents concernés aient déjà quitté la Cour des comptes pour être traités au Ministère de l’Économie et des Finances, Alfred Metellus refuserait systématiquement d’autoriser les décaissements, bloquant entièrement le processus.
Cette situation, dénoncent plusieurs cadres du MSPP, serait motivée autant par des considérations politiques que personnelles. Le blocage des paiements apparaît ainsi comme un moyen de pression visant à affaiblir l’action du ministre Bertrand.
Les employés s’inquiètent d’un mois de novembre sans salaire
Face à cette impasse, les employés contractuels du MSPP expriment une inquiétude croissante à l’approche de la fin du mois de novembre.
Beaucoup estiment que, si les blocages persistent, c’est le Ministère des Finances lui-même qui portera la responsabilité de l’éventuelle non-perception de leurs salaires.
Des représentants syndicaux et plusieurs responsables internes préviennent déjà : une absence de paiement pourrait provoquer des mouvements de protestation dans un secteur déjà fragile, alors que le système sanitaire doit répondre à des urgences multiples dans un contexte sécuritaire précaire.
Aucune réaction officielle
Jusqu’à présent, ni le bureau du Premier ministre ni le ministère de l’Économie et des Finances n’ont officiellement réagi à ces allégations.
Toutefois, dans les couloirs de l’administration, nombreux sont ceux qui appellent le chef du gouvernement à intervenir rapidement afin de rétablir l’ordre, garantir la continuité des services publics et apaiser les tensions internes.
La Rédaction
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