
Le Conseil Électoral Provisoire (CEP) a officiellement fixé les dates des prochaines élections en Haïti au 30 août et au 6 décembre 2026. Une annonce qui relance le débat politique dans un contexte national encore marqué par l’insécurité, la fragmentation institutionnelle et l’absence d’un consensus clair entre les principaux acteurs.
Sur son compte Twitter, l’avocat et homme politique André Michel a réagi en rappelant que l’organisation de ces scrutins demeure tributaire de deux conditions essentielles :
1) La conclusion d’un accord politique pour diriger le pays après l’échec du CPT et du Gouvernement actuel ;
2) L’établissement d’un niveau de sécurité acceptable sur l’ensemble du territoire.
Selon lui, aucune élection crédible ne peut être envisagée sans un minimum de stabilité. « Le contrôle des routes nationales, la libre circulation des personnes et des biens, ainsi que la réouverture de l’aéroport international sont indispensables pour des élections », a-t-il insisté.
André Michel estime que la crise sécuritaire, entretenue par la montée en puissance de groupes armés, constitue l’un des plus grands obstacles à la tenue du scrutin. Il rappelle que la souveraineté du vote ne pourra s’exercer que si l’État regagne son autorité sur l’ensemble des zones stratégiques du pays.
L’avocat se dit néanmoins convaincu que le peuple haïtien saura « sanctionner dans les urnes celles et ceux qui ont gangstérisé le pays », soulignant que le moment venu, la société demandera des comptes aux acteurs politiques qu’elle considère responsables de la dérive actuelle.
Alors que le CEP tente de relancer le processus électoral, ces déclarations remettent sur la table la question fondamentale : Haïti sera-t-elle en mesure de remplir ces conditions d’ici 2026 ?
Entre scepticisme et espoir, la classe politique se retrouve à nouveau face à ses responsabilités historiques.
La Rédaction
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