
Aux Gonaïves, la direction de l’Hôpital La Providence (HPG) fait l’objet d’une vive controverse qui pourrait fragiliser le ministre de la Santé publique, Dr Sinal Bertrand. Au cœur du débat : la gestion de l’actuel directeur exécutif, Dr Excène Joseph.
Le docteur Excène Joseph a déjà occupé, pendant six ans, le poste de directeur médical de l’hôpital. Une période marquée, selon plusieurs témoignages, par des difficultés structurelles et un manque de résultats visibles. C’est après cette étape que Dr Frantz Alexis, son successeur à la direction médicale, a entrepris un vaste chantier de modernisation de l’institution.
Sous la houlette de Dr Frantz Alexis, l’HPG a connu, d’après les observateurs et une large partie de la population locale, une amélioration sensible de ses services : réorganisation interne, meilleure prise en charge des patients et efforts notables pour redorer l’image de l’établissement.
Aujourd’hui, cette réussite est au centre d’une polémique. L’actuel directeur exécutif, Dr Excène Joseph, est accusé de revendiquer pour lui-même les avancées obtenues sous le mandat de Dr Frantz Alexis. Une posture que dénoncent ouvertement certains citoyens et membres du personnel hospitalier, qui estiment que les véritables mérites reviennent à Dr Alexis.
Cette bataille de reconnaissance risque de peser lourd sur la crédibilité du ministre de la Santé, Dr Sinal Bertrand, placé dans une situation délicate. Car en tolérant cette confusion autour des bilans de l’HPG, le ministère pourrait être perçu comme complice d’une récupération politique ou personnelle.
Alors que l’Hôpital La Providence est considéré comme une institution phare dans l’Artibonite, la controverse met en lumière une réalité récurrente dans la gestion des structures publiques en Haïti : la difficulté à reconnaître les contributions individuelles et à garantir une gouvernance transparente et responsable.
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