
Depuis plusieurs semaines, la question revient avec insistance dans les débats politiques et au sein de l’opinion publique : qu’attendent encore le Conseil Présidentiel de Transition (CPT) et le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pour publier l’arrêté officialisant la nomination de Daril Balthazar et Ernseau Letang, respectivement directeur général du SNGRS et directeur adjoint ?
Ces deux figures, longtemps présentées comme des hommes sans tache, jouissent d’une réputation de probité et d’intégrité. De nombreux jeunes, convaincus qu’ils incarnent une nouvelle génération d’Haïtiens prêts à travailler et à se sacrifier pour l’intérêt collectif, ne cessent de s’interroger sur l’inaction persistante des autorités.
Pour plusieurs observateurs, il ne s’agit pas simplement d’un retard administratif ou d’une lenteur dans le traitement des dossiers, mais bien d’un silence pesant qui alimente le doute et la frustration. Car dans un pays où la confiance envers les institutions est fragile, chaque décision – ou absence de décision – a un impact profond sur la perception citoyenne.
« On ne peut pas continuer à sacrifier les hommes intègres et à récompenser l’impunité », martèlent certains acteurs de la société civile, qui exhortent le gouvernement à prendre ses responsabilités.
En effet, Daril Balthazar et Ernseau Letang sont considérés par beaucoup comme des modèles de patriotisme et de travail désintéressé. Leur mise à l’écart ou leur traitement ambigu laisserait penser que l’État envoie un mauvais signal à la jeunesse : celui que l’effort et le sacrifice ne sont pas reconnus, alors que l’opportunisme et la compromission continuent de prospérer.
Face à cette situation, l’opinion publique s’impatiente et réclame des réponses claires. Le Conseil Présidentiel de Transition et le Premier ministre sont donc placés devant leurs responsabilités : soit ils agissent pour rétablir la confiance, soit ils laissent s’enraciner davantage la désillusion d’une jeunesse déjà fragilisée.
La Rédaction
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