Saint-Marc en alerte : la population appelle à une intervention urgente de la Police National d’Haïti

Une vive inquiétude plane sur la ville de Saint-Marc, dans le département de l’Artibonite, suite à une flambée de violence provoquée par la mort de deux chefs de gang abattus par la Police Nationale d’Haïti (PNH). En représailles, des membres armés de gangs ont incendié le commissariat de Montrouis, augmentant la tension dans toute la région du Bas- Artibonite.

Saint-Marc, considérée comme un dernier bastion de stabilité relative pour les habitants de zones voisines telles que Liancourt, Petite Rivière de l’Artibonite, Verrettes et d’autres localités affectées par la terreur des gangs.

« Saint-Marc est le seul refuge pour des milliers de déplacés internes. Si cette ville tombe, la crise humanitaire et sécuritaire s’aggravera de manière dramatique », alerte un résident.

Un appel pressant à la Direction Générale de la PNH

La population locale demande une intervention rapide et renforcée de la Direction Générale de la Police Nationale pour :

  • sécuriser Saint-Marc et ses environs,
  • reprendre le contrôle des postes de police détruits,
  • freiner l’avancée des groupes armés vers le sud et le nord de Saint-Marc.

Des unités spécialisées comme l’UDMO, le SWAT et les forces départementales sont attendues en renfort pour éviter que Saint-Marc ne subisse le même sort que d’autres zones déjà abandonnées par l’État.

Le silence préoccupant du secteur privé

Alors que la tension monte, de nombreuses voix s’interrogent :

Où est le secteur privé de Saint-Marc ?
Jusqu’à présent, aucune stratégie de sécurité communautaire claire n’a été annoncée. Pourtant, les opérateurs économiques locaux sont directement menacés par une éventuelle déstabilisation de la ville.

« Le secteur privé doit prendre ses responsabilités. C’est ensemble, avec la police et la société civile, que nous pourrons protéger Saint-Marc », affirme un commerçant du centre-ville.

Une population déterminée à ne pas fuir

Face à la menace, la population saint-marcoise refuse de céder à la peur. Nombreux sont ceux qui déclarent n’avoir aucun autre lieu de repli. Ils appellent à la solidarité nationale et internationale, tout en maintenant une position de résistance face aux gangs armés.

« Nou p’ap kouri. Nou pa gen lòt kote pou nou ale. Si Sen-Mak tonbe, se tout espwa nou ki mouri », déclare un habitant.

Conclusion : un moment décisif pour Saint-Marc et la Basse Artibonite

Ce qui se joue aujourd’hui à Saint-Marc dépasse les frontières de la ville. C’est toute la lutte contre l’insécurité dans l’Artibonite qui est en jeu. L’heure est à l’action concertée : de l’État, de la police, du secteur privé, et de la société civile.

Si aucune mesure forte n’est prise dans les prochaines heures, le pire est à craindre pour cette ville déjà fragilisée par l’absence prolongée de l’État.

La Rédaction

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