
Dans le département de l’Artibonite, la Loterie de l’État haïtien (LEH) a récemment procédé à une opération de recouvrement. Toutefois, des interrogations persistent concernant l’utilisation et la destination des fonds collectés.
Selon plusieurs sources locales, Alvareste Fleurima, coordonnateur de la LEH dans l’Artibonite, devrait fournir des explications détaillées sur la gestion de cette manne financière. La question centrale demeure : les sommes perçues ont-elles réellement été versées dans les caisses du Trésor public, comme l’exige la loi, ou bien ont-elles suivi une autre trajectoire?
L’absence de communication officielle alimente les soupçons. Les observateurs notent également le silence de Luc Ouanche, Directeur général de la LEH. Ce mutisme est interprété par certains comme une complicité tacite. « Si le directeur général ne prend pas position clairement, il devient co-responsable de ce qui pourrait s’apparenter à un acte de corruption », dénonce un militant de la société civile dans la région.
Dans un contexte marqué par la méfiance de la population envers les institutions publiques, cette affaire prend une dimension particulière. Elle met une fois de plus en lumière les problèmes chroniques de manque de transparence, d’opacité administrative et de corruption présumée qui minent la gestion des fonds publics en Haïti.
Les habitants de l’Artibonite réclament donc, avec insistance, des comptes clairs et vérifiables sur la destination de l’argent collecté. Pour eux, seule une communication transparente et la publication de rapports officiels pourront restaurer la confiance et dissiper les soupçons qui entourent la LEH.
La Rédaction
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