
Selon des informations obtenues de sources proches de l’Administration Générale des Douanes (AGD), l’actuel Directeur général, Julcène Édouard, chercherait activement du soutien auprès de certaines institutions et organisations afin de se maintenir à la tête de l’institution. Ces démarches suscitent des débats et des interrogations, notamment sur l’implication supposée de l’organisation Ensemble Contre la Corruption (ECC) dans ce dossier.
Des observateurs demandent l’ouverture d’une enquête approfondie afin d’établir clairement la nature des liens entre le secrétaire exécutif de l’ECC et le directeur de l’AGD. L’objectif, selon eux, est de savoir si l’ECC agit strictement dans le cadre de sa mission initiale ou si elle intervient dans des décisions politiques et administratives qui dépasseraient son mandat.
Créée pour lutter contre la corruption et promouvoir la transparence dans les institutions publiques et privées, l’ECC est censée travailler de manière indépendante, sans interférer dans la nomination ou le maintien en poste des dirigeants d’organismes publics. Or, certains acteurs de la société civile s’interrogent :
« Est-ce réellement le rôle de l’ECC de dicter à l’État quel directeur général il doit garder ou remplacer ? »
La situation alimente un climat de suspicion et relance le débat sur la nécessité d’un strict encadrement des organisations de la société civile afin de garantir qu’elles demeurent fidèles à leurs missions fondamentales, sans dérive vers des prises de position partisanes.
Dans un contexte où la corruption reste un problème endémique en Haïti, cette controverse rappelle l’importance d’une frontière claire entre le plaidoyer citoyen et l’ingérence dans les décisions de gouvernance.
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