
Des voix s’élèvent pour alerter la jeunesse haïtienne sur le discours politique de l’ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Claude Joseph, aujourd’hui leader du parti Engagement pour le Développement (EDE). Derrière le slogan séduisant « Pour une Haïti à la dimension de sa glorieuse histoire », certains dénoncent une stratégie de séduction politique qui cacherait un passé controversé.
Claude Joseph, qui était le premier ministre après l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021, affirmait à l’époque que « tout était sous contrôle ». Or, de nombreux observateurs rappellent qu’il était déjà critiqué pour sa gestion au ministère des Affaires étrangères, où il aurait profité du dossier des passeports pour engranger d’importants revenus grâce à des pratiques jugées opaques.
Aujourd’hui, alors qu’il multiplie les activités politiques et les formations à travers le pays au nom de l’EDE, plusieurs personnalités et militants de la société civile appellent à l’exiger des explications claires sur l’origine des fonds utilisés. « La jeunesse doit ouvrir les yeux : on ne peut pas construire un avenir sur des promesses sans demander des comptes sur le passé », souligne un activiste interrogé par notre rédaction.
Dans un contexte où la méfiance envers la classe politique atteint un niveau record, cette mise en garde appelle les jeunes à faire preuve de vigilance, à questionner les promesses électorales et à exiger transparence et reddition de comptes de la part de tous les aspirants au pouvoir.
La Rédaction
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