
L’actuel directeur général de la compagnie scolaire Dignité, Didier Benel, est dans la tourmente. Plusieurs acteurs de la société civile et personnalités politiques appellent le président du Conseil présidentiel de transition, Laurent Saint-Cyr, et les autres conseillers à lui retirer la gestion de cette institution publique, l’accusant de mauvaise gouvernance et de pratiques frauduleuses.
Ancien critique virulent du Conseil présidentiel de transition (CPT), Didier Benel est aujourd’hui considéré comme un proche allié de l’ex-sénateur Nenel Cassy. Sa nomination à la tête de Dignité avait suscité, dès le départ, des interrogations sur des considérations politiques dans le choix du dirigeant. Depuis, des accusations de corruption et de détournement de fonds destinés aux programmes scolaires se sont multipliées.
Selon plusieurs témoignages recueillis par notre rédaction, la gestion actuelle de Dignité serait marquée par des irrégularités dans l’attribution des contrats de transport scolaire, une absence de transparence dans l’utilisation des budgets et des soupçons de surfacturation. “Les fonds alloués à l’éducation des enfants les plus vulnérables ne doivent pas devenir une caisse noire pour enrichir quelques privilégiés”, dénonce un syndicaliste du secteur éducatif.
Face à ces accusations, les appels se multiplient pour que Laurent Saint-Cyr et les conseillers présidentiels retirent la compagnie scolaire Dignité des mains de Didier Benel, et qu’une enquête approfondie soit menée. Jusqu’à présent, aucune réaction officielle du principal intéressé n’a été enregistrée.
Dans un pays où le secteur éducatif souffre déjà d’un manque criant de ressources, cette affaire soulève une fois de plus la question cruciale de la gestion transparente des institutions publiques.
La Rédaction
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