
Alors que le mandat du président du Conseil Présidentiel de Transition, Fritz Alphonse Jean, est officiellement arrivé à terme, des voix s’élèvent pour exiger le départ immédiat de Julcene Édouard, directeur général de l’Administration Générale des Douanes (AGD). Accusé de pratiques discriminatoires et de corruption, M. Édouard est de plus en plus critiqué pour sa gestion jugée injuste et déséquilibrée du système douanier haïtien.
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès de petits importateurs, le Directeur Édouard aurait instauré une politique douanière impitoyable envers les citoyens les plus démunis, les empêchant de dédouaner de simples véhicules d’occasion à cause de taxes excessives. Pendant ce temps, les grands bourgeois et opérateurs puissants du pays bénéficieraient d’exemptions fiscales, de franchises spéciales et d’un traitement privilégié dans les ports.
« C’est une injustice flagrante ! Pendant que nous, les petits, on se bat pour faire entrer une seule voiture pour nourrir notre famille, les bourgeois franchissent les douanes comme s’ils passaient chez eux », s’est indigné un petit commerçant au port de Port-au-Prince.
Des accusations encore plus graves émergent concernant des tentatives de corruption. Julcene Édouard aurait, selon certaines sources internes, versé de l’argent à Fritz Alphonse Jean dans le but de maintenir son poste à la tête de la douane. Si ces allégations sont confirmées, cela constituerait un acte de corruption flagrante, en violation directe des principes de bonne gouvernance que prône la transition actuelle.
Avec le départ officiel de Fritz Jean de la présidence du CPT, plusieurs membres de la société civile et acteurs politiques exigent une révision complète de la direction de la Douane, et notamment le remplacement immédiat de Julcene Édouard.
« La douane haïtienne doit servir l’intérêt public, pas devenir un outil d’enrichissement personnel et d’exclusion sociale », a déclaré un représentant d’une association d’importateurs indépendants.
Alors que la pression monte, le gouvernement de transition est désormais face à un choix crucial : maintenir un directeur controversé en poste ou envoyer un signal fort contre la corruption et l’injustice économique. Une chose est certaine : l’ère Julcene Édouard semble toucher à sa fin.
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