
À moins d’un mois de la fin de son mandat de coordonnateur à la tête du conseil présidentiel de transition, le très contesté représentant de l’accord Montana Fritz Alphonse Jean décide de jouer sa dernière carte. Invraisemblable, après avoir revendiqué personnellement dans les colonnes du journal le nouvelliste, le blocage de plusieurs conseils des ministres, Fritz A. Jean adresse une correspondance en solitaire au chef de la Primature pour demander des explications au sujet d’importants contrats signés entre l’Etat haïtien et des particuliers.
On dirait qu’on assiste à une pièce de théâtre où l’acteur principal de la série considère son public comme des fantômes. Le clown Fritz Alphonse Jean dans ses œuvres. Mais comment un homme comme Fritz Jean peut-il être aussi minable. Franchement, personne ne s’attendait à une telle déception. Cette période transitoire est la pire expérience que pouvait enduré le peuple haïtien de la part de certains éléments que l’ont disaient intègres.
Enfin ! Il faut savoir que le conseil des ministres est l’instance où la présidence et le gouvernement discutent des grands dossiers de l’Etat. C’est à travers ce conseil que prennent généralement des décisions majeures qui engagent l’Etat haïtien. Il est à se demander pourquoi Fritz Alphonse Jean a-t-il attendu la fin de son mandat de coordonnateur du CPT pour soulever quelques dossiers en dehors du conseil des ministres ?
N’est -t-il pas été au courant de la signature des contrats dont il réclame des explications ? Sinon, qu’est-ce qu’il faisait depuis son installation au sein du conseil présidentiel de transition ? Considérant qu’il était au courant de la manœuvre, on se demande alors, pourquoi Fritz Alphonse Jean s’est-il toujours opposé à tout changement au niveau de la direction générale de l’Autorité Portuaire nationale (APN).
À travers cette correspondance adressée au chef du gouvernement Alix Didier Fils-Aimé, Fritz Alphonse Jean n’est -il pas en train de nous entraîner dans un jeu de dupe ? Autant qu’il parait éloigné d’une certaine frange du secteur privé des affaires. On connaît néanmoins la grande proximité entre le président du CPT Fritz Alphonse Jean et l’homme d’affaires Edouard Beaussan .
Quand est-il alors de l’implication des entreprises liées à l’homme d’affaires Edouard Beaussan dans ce contrat de concession dont fait l’objet l’entreprise publique, l’autorité portuaire nationale (APN) ? Et pourquoi demande-il maintenant des explications sur des contrats signés antérieurement à l’arrivée de l’actuel premier ministre ?
La direction de l’immigration est aussi au cœur de la démarche farfelue de Fritz Alphonse Jean. Que s’est-il passé entre le clan de Fritz Jean et la direction de l’immigration ? Aurait-il raté l’octroi du contrat dont s’agit. Tout laisse à penser que l’actuel responsable du service de l’Immigration Antoine Fenelon est un proche du clan de Fritz Alphonse Jean. L’un de ses plus fidèles collaborateurs, l’entrepreneur Smith Joseph développe d’excellentes relations avec le responsable de l’immigration. N’est ce pas ce Smith Joseph qui par le passé , appelait des journalistes pour leurs demander de faire preuve d’indulgence à l’égard d’Antoine Fenelon ?
L’évocation de cette affaire de contrat ne serait-elle pas une posture revancharde ? La clause concernant le groupe oasis, qui aurait t-il de nouveau sous le soleil ?
Il semblerait que ce groupe composé d’hommes d’affaires et d’anciens grands commis de l’Etat dispose d’importants privilèges. On explicite que depuis l’époque du quinquennat du président René Preval, aucun gouvernement n’a osé affronté les tenants de ce consortium. Par cette mise en scène, le président Fritz Alphonse Jean serait-il en train de faire porter le chapeau de son impuissance au locataire de la primature ? S’agirait-il d’une tentative in extremis de porter un dernier coup fatal à un premier ministre avec lequel il voulait se séparer depuis son installation à la tête du CPT. Malheur à l’homme par qui le scandale arrive ! Affligeant.
Ismick Dieudonné
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