
Les associés du coordonnateur du CPT Fritz Alphonse Jean s’attaquent frontalement au chef de la Primature. Alix Didier Fils-Aimé serait perçu comme le principal responsable de l’inaction gouvernementale face à la persistance du phénomène du banditisme armé qui gangrène la vie des haïtiens.
Le narratif privilégié par les affidés de Fritz Alphonse Jean concerne les drones kamikazes qui seraient sous le contrôle exclusif de la Primature. Ils gesticulent que la Primature n’aurait pas impliqué la police nationale dans l’utilisation des drones kamikazes dans la lutte contre les gangs armés. Avec de telles argumentations, Fritz Alphonse Jean et sa clique tentent de faire croire au peuple haïtien que l’utilisation des drones kamikazes soient la seule option possible pour venir à bout des gangs armés.
Par ce raisonnement, il est clair qu’il s’agit du fantasme d’un dirigeant complice qui essaie de trouver un bouc émissaire. La complicité de Fritz Alphonse Jean dans le pourrissement du drame sécuritaire du pays s’explique par son refus systématique d’accepter tout replâtrage au niveau du commandement de la police nationale haïtienne. Le coordonnateur du CPT aurait privilégié ses relations personnelles avec le directeur général de la PNH au détriment des efforts d’efficacité de l’institution à répondre aux défis sécuritaires.
Selon des sources proches de l’institution policière, Fritz Alphonse Jean serait, par des prêtes-noms, l’un des grands bénéficiaires de juteux contrats au sein de la PNH. Par cette politique visiblement motivée par des intérêts claniques, le conseiller Jean a sciemment sapé l’autorité hiérarchique du chef du CSPN vis-à-vis du directeur général de la police nationale. Des proches d’Alix Didier Fil-Aimé se plaignent que plusieurs directives du chef du CSPN dans la lutte contre l’insécurité soient restées sans effet, en raison particulièrement du comportement belliqueux du commandant en chef de la PNH.
On rappelle que le chef du gouvernement est en théorie le chef de l’action gouvernementale, mais les intéressés précisent que la cohésion et la bonne marche des institutions de l’ETat ne relèvent pas de la responsabilité exclusive du premier ministre. Le directeur général de police nationale est nommé par arrêté présidentiel. Il est douloureux pour un chef de gouvernement comme Alix Didier Fils-Aimé de surmonter certains obstacles dans sa mission de chef du CSPN, lorsqu’on connaît la liaison compromettante entre le président Fritz Alphonse Jean et l’actuel directeur général de la PNH. Un président de CPT qui use de son influence sur la direction générale de la police pour saper toute stratégie sécuritaire du gouvernement. Un pays qui s’enfonce dans l’abime. Il est indispensable de faire place à une nouvelle alternance.
Laurenel Mathurin
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