Y aurait-il des manœuvres au sein du CPT pour écarter des parties prenantes de l’accord du 11 mars et du 3 avril 2024 au sein du cabinet ministériel ?

Il est de plus évident que des conseillers présidentiels s’enlisent dans des pratiques qui ne laissent augurer aucune stabilité politique. La voie d’un apaisement politique durable est loin d’être assurée. L’attitude et le fonctionnement d’un certain nombre de conseillers présidentiels risquent de compromettre sérieusement l’aboutissement de la transition. Suivant les termes des dispositions adoptées le 11 mars 2024 sous les auspices de la Caricom et de la communauté internationale, il a été convenu que neufs secteurs devaient intégrer le conseil présidentiel de transition. Tandis que l’accord du 3 avril 2024 prévoit la participation des neufs parties prenantes dans la formation du gouvernement. Il faut dire jusqu’à tout récemment, toutes les parties prenantes étaient représentées dans la formation du gouvernement du premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Comme par hasard, il semblerait que des conseillers présidentiels chercheraient à écarter le secteur 21 décembre du portefeuille du ministère de la santé publique et de la population.

En effet, suite à la révocation de manière cavalière du ministre de la santé publique, le docteur Duckenson Lorthe Blema, les signataires du consensus du 21 décembre ont procédé à la désignation du docteur Sinal Bertrand pour le remplacer. Alors que le CPT et le chef du gouvernement tardent à publier l’arrêté de nomination du nouveau ministre de la santé, on apprend que les conseillers Fritz Alphonse Jean et Lesly Voltaire seraient à la manœuvre pour contourner le choix des signataires du consensus du 21 décembre, partie prenante de l’accord du 3 avril 2024. D’après certaines informations, Lesly Voltaire et Fritz Alphonse Jean auraient l’intention d’accaparer le portefeuille du MSPP.

Des manœuvres déloyales qui jetteraient davantage de discrédit sur le conseil présidentiel de transition. D’ailleurs, il est à se demander pourquoi le CPT et le premier ministre se donnent du temps pour procéder au remplacement de l’ancien ministre de la santé.

Contacté par la rédaction du journal, un ancien premier ministre, qui auparavant avait travaillé au secrétariat du conseil des ministres, explique qu’il n’y a pas besoin l’organisation d’un conseil des ministres pour actée la nomination du docteur Sinal Bertrand pour le ministère de la santé publique. Il s’agit, a-t-il laissé entendre, d’un remplacement. Pourtant, lors d’un conseil des ministres extraordinaire organisé le vendredi 3 janvier 2025, la présidence de Lesly Voltaire a délibérément refusé dans les points à l’ordre du jour, la confirmation de la nomination du nouveau ministre de la santé.

Une forme obstruction pratiquée au sein du CPT qui commence à soulever la colère de plusieurs parties prenantes de l’accord du 3 avril 2024. Des parties prenantes qui affirment ne pas reconnaître aucun droit de veto venant de quelconque conseiller présidentiel.

Dans une ambiance aussi délétère, il y’a fort à parier que le conseil présidentiel deviendra de plus en plus impopulaire.

BYAD rédaction

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