L’accord du 21 décembre appelle les différentes parties prenantes à assumer les responsabilités, dans le dialogue et la concertation pour sauver le processus transitionnel en cours, selon Me André Michel

Dans une interview accordée au journal « Le Nouvelliste », l’une des figures de proue de l’accord du 21 Décembre, Maître André a indiqué que « l’accord du 21 décembre n’est pas au courant de l’existence d’une résolution du CPT renvoyant le Premier ministre. De plus, a dit Me André Michel, les textes fondateurs de la transition (le Consensus de la Jamaïque du 11 mars 2024, l’accord du 3 avril 2024, le décret du 12 avril 2024, le décret du 23 mai 2024) ne donnent pas au CPT le pouvoir de renvoyer le Premier ministre. Bien entendu, a-t-il poursuivi, exceptionnellement, l’article 37 du décret du 23 mai 2024 stipule qu’en cas de présomptions graves de corruptions et de déficit de gouvernance, dûment constatés par l’Organe de contrôle de l’action gouvernementale (OCAG), le CPT met fin à la mission du Premier ministre par la présentation par celui-ci de la démission du gouvernement. Cette disposition existe aussi dans l’accord du 3 avril 2024. Aujourd’hui, a fait remarquer Me André Michel, l’Organe de contrôle de l’action gouvernementale ( OCAG) n’est même pas encore créé. »

« Il n’y a, a-t-il soutenu, aucune possibilité pour le CPT de renvoyer le Premier ministre. Le CPT ne peut pas prendre cette disposition », a dit l’avocat qui s’est fendu d’un conseil. « Je conseille plutôt aux autres membres du CPT d’agir pour la mise à l’écart des 3 conseillers présidentiels inculpés dans le dossier de la BNC, conformément à l’article 2 du Décret du 12 Avril 2024, ce, pour permettre au Conseil présidentiel de reprendre sa crédibilité et son autorité morale », a dit Me André Michel.

« Nous avons déjà rencontré le Premier ministre Gary Conille. Nous sommes plus que jamais disposés à rencontrer l’architecte Leslie Voltaire, président du CPT, pour lever, comme vous le dites, l’hypothèque qu’il y a sur la réussite de la transition », a répondu Me André Michel au journal Le Nouvelliste.

« L’accord du 21 Décembre appelle les différentes parties prenantes à assumer leurs responsabilités, dans le dialogue et la concertation, pour sauver le processus transitionnel en cours », a-t-il dit.

Published by

Laisser un commentaire

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer