Appel à la démission ou à la destitution du pouvoir exécutif

« JOSEPH, HENRY, CONILLE ET CPT : EJUSDEM FARINÆ »

Aujourd’hui, le salut du peuple est la suprême loi. De l’assassinat de Jovenel Moïse à date, Haïti a déjà perdu 3 ans et 3 mois avec 3 Premiers Ministres (Claude Joseph, Ariel Henry, Garry Conille), un HCT de 3 membres, un CPT 3×3 avec 9 membres dont 3 inculpés, 3 formules pour 3 accords signés jamais appliqués : 11 Septembre, 21 Décembre et le dernier celui du 3 Avril non publié dans le Moniteur et modifié unilatéralement par le CPT, donc épuisé. Pour sortir de cette crise, il faut cesser d’appeler à chaque feu des pompiers pyromanes et sceller la vanne d’argent sorti de l’économie criminelle d’où coule le sang du peuple. Le temps de la « nuit des longs couteaux » semble arriver.

DES FAITS
La gestion du CPT/CONILLE est une catastrophe. Aucun résultat pour des dépenses faramineuses en émoluments et privilèges accordés à un pléthore de potentats par l’État le plus démuni de l’hémisphère. Tout comme l’enfer, c’est un pouvoir qui regorge de bonnes intentions, de promesses en serments, de reniements en trahisons, de manipulations en infractions. Et cela ne s’arrête pas qu’à cela.
Ce mois d’octobre 2024, le pays a atteint son niveau historique sur l’échelle de l’insécurité alimentaire. Plus de six millions de personnes luttent désespérément chaque jour pour avoir accès à un repas au moins, c’est ce qu’a révélé le dernier rapport de la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire, du Programme Alimentaire Mondial et de la FAO.
De son côté, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a recensé ces cinq derniers mois, le triple du nombre des familles chassées par les gangs, ville par ville et quartier par quartier. Déjà environ de 150.000 déplacés à Port-au-Prince et plus de 700.000 à travers tout le pays. Ces « réfugiés internes » devenus errants dans leur propre pays, sont parqués dans l’indifférence totale des autorités sur les places ou la voie publiques, dans des écoles, des infrastructures sportives, des églises ou des institutions étatiques. Les rares interventions du gouvernement sont insignifiantes au regard des montants postés dans les différentes lignes budgétaires préposées à cet effet. Le CPT et le Gouvernement dépense follement en absence de l’Organe de Contrôle qui devrait être constitué des parties prenantes ne siégeant pas au Pouvoir Exécutif. Quand au rapport du 15 octobre 2024 du Bureau Intégré des Nations Unies présenté au Conseil de Sécurité, il est écrit au titre IV traitant de la Sécurité et État de Droit que « les conditions de sécurité ont continué de se dégrader à Port-au-Prince. La violence des gangs s’est propagée de la capitale aux différents départements du pays. » (sic)
C’est un triste et effarant constat. Tandis que les terroristes annoncent leur forfait à grand renfort de publicité sur les plateformes numériques et tiennent promesse, les autorités de facto sont incapables de protéger la population.
Le Conseil Présidentiel et le Premier Ministre Garry Conille se livrent à une coprolalie dans des échanges musclés pour des intérêts mesquins ; ils ont donc failli à leur responsabilité en livrant la République sacrée à l’appétit des criminels. Il est impossible que ces camps irréconciliables s’entendent car les différents secteurs qui composent ce Pouvoir Exécutif se préparent à présenter leurs candidats aux prochaines élections. Parodie de Démocratie. Ceux qui appellent à une entente entre les belligérants ne comprennent pas l’importance des enjeux. Dans cette anarchie constatée et comme il est écrit dans la déclaration de l’indépendance américaine, c’est un devoir pour tout peuple de se rebeller contre un gouvernement qui l’opprime. Le tandem CPT/CONILLE exécute un agenda qui ne conduira qu’à un désastre monstrueux. Seuls des intérêts personnels priment entre ce ramassis de petits copains de la République de Port-au-Prince. L’avenir de la jeunesse et le bonheur de la Nation sont hypothétiques avec cette équipe de varans.
C’est pourquoi, en ma qualité de Chef de parti de l’opposition démocratique, au nom du Consortium FORCE LOUVERTURIENNE RÉFORMISTE / COALITION NATIONALE / BLOC DU MILIEU, au nom de tous les opprimés, les kidnappés, les violés(es), les veuves, veufs, orphelins, orphelines, au nom des familles victimes de cette terreur, des familles chassées de leur demeure, au nom des exclus des ghettos oubliés de la société, des paysans délaissés, des masses populaires, des classes moyennes appauvries, des professionnels, des entrepreneurs décapitalisés dont les établissements ont été incendiés, au nom des étudiants et professeurs dont les centres d’enseignement ont été saccagés, au nom des adeptes de tout culte dont les temples ont été profanés et pillés, au nom des opérateurs touristiques, des artistes et sportifs en chômage forcé, au nom des frères et sœurs de la diaspora contraints à un exil forcé, au nom des soldats et policiers tombés sur le champ d’honneur, au nom de ce peuple victime de son Gouvernement et des siens, je constate la déchéance du Pouvoir Exécutif tel que constitué et j’accuse ses membres de non-assistance à une population en danger.

SA KAP FÈT
Se yon bann otorite kap taye gangans nan lari ak sirèn. Vizit, reyinyon pasi pala, vwayaj lòt bò dlo ti krik ti krak, yap pyafe nan lajan leta a, monte fo fim fè foto pou rezo sosyo pandan Grand’Anse, Sud, Sud’Est, Nippes ap trangle, Nord’Ouest, Nord, Nord-Est, Centre ap esoufle, moun Artibonite, Gonaïves, Saint-Marc, Pont Sondé, Savien, Kafou Pèy, Lakwa Peris, Cote des Arcadins, Arcahaie, Cabaret (Duvalier-Ville), Sources Matelas, Ganthier, Croix des Bouquets, Cité Soleil, Port-au-Prince, Tabarre, Doco, Bas de Delmas, Canaan, La Saline, Bel-Air, Solino, Carrefour-Feuilles, Village de Dieu, Martissant, Fontamara, Mariani, Carrefour, Gressier elatrye, anba kout zam ap monte lesyèl pa do. Nou pa ka kontinye fè tankou se yon peyi kap mache pandan zòt ap goumen pou pouvwa. Se pou tèt sa, a pati 3 novanm sila a, map mande manman ak papa pitit kenbe tyovi yo lakay paske lekòl pa fonksyone vre ak bal kap chante epi pifò pwofesè yo pa prezante ; se pou magazen, bank, legliz kap fonksyone nan kè sote fèmen pòt yo ; se pou tout anplwaye leta chita lakay yo. Nou pat manje pwa, nou pa ka bay lapire. Operasyon 3 FWA 3, BWA KALE POU PA ITIL YO ap kòmanse toupatou nan tout peyi a jouk nou gen yon nouvo gouvènman.

Tout compte fait, il s’évidente que toutes les stratégies menées par les autorités haïtiennes intérimaires n’ont jamais porté le fruit escompté. Cela s’explique par le simple fait que ce sont les mêmes qui sont toujours au pouvoir, au service des mêmes causes contre les intérêts nationaux et contre ce même peuple, éternelle victime de la mauvaise gouvernance, de l’exclusion sociale et de l’incompétence d’une kyrielle de dirigeants corrompus.
Aujourd’hui, la République Haïtienne fait face à un dysfonctionnement des appareils répressifs de l’État et à l’action grandissante d’un terrorisme interne inédit, entretenu par des entrepreneurs politiques, de grands cartels de la drogue, des trafiquants d’armes et d’organes à la solde du terrorisme international et du fondamentalisme idéologique qui s’attaque à l’Occident à partir de la sous-région des Amériques.

SOLUTION
La Force Louverturienne Réformiste, au nom du Consortium convie à la CONCERTATION ET À L’ACTION PATRIOTIQUE, les Parties Prenantes Haïtiennes encore saines, signataires de la Déclaration de Kingston, le Collectif du 30 Janvier qui a rappelé son représentant du CPT, les signataires majoritaires de l’Accord du 21 Décembre toujours mis à l’écart par la Coalition Ariel Henry et ce pouvoir, les groupes volontaristes de la Société Civile, de la Diaspora et des institutions représentatives de la Classe des Affaires qui n’ont pas cautionné les dérives du pouvoir en place, les signataires de l’Accord de Montana représentés par le BSA qui s’est publiquement désolidarisé des actions du CPT et du Gouvernement. Il faut doter le pays d’une Nouvelle Gouvernance Intérimaire avec un Pouvoir Exécutif et un Organe de Contrôle capables de restituer à l’État ses prérogatives régaliennes, rétablir la paix et la sécurité quoiqu’il en coûte, d’entamer les grandes réformes pour moderniser l’économie, l’administration aux fins d’arriver à des élections démocratiques sous l’empire d’une nouvelle Constitution.
La Force Louverturienne Réformiste qui n’a jamais participé à aucune formation gouvernementale et qui, au soir du Sommet du 11 Mars, a refusé d’avoir un siège à ce fameux Conseil Présidentiel de Transition, mènera le bon combat contre les criminels et les corrompus jusques aux nouvelles aurores où le peuple comprendra que les grandes victoires sortent souvent d’échecs successifs.
HAÏTI ne déclarera pas forfait !
Ce 29 Octobre 2024

Dr.Emmanuel Ménard
Président de la Force Louverturienne Réformiste

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