Entre Garry Conille et le CPT, la difficile cohabitation entre deux conceptions de la gouvernance transitoire !

La cohabitation entre le premier ministre Garry Conille et le conseil présidentiel  a commencé depuis bientôt trois mois. Mais l’exercice du pouvoir est pavé d’embûches. Chacun s’efforce d’assurer la population haïtienne, impatiente de résultats. Politiquement, les points de convergence entre les entités de l’exécutif semblent se limiter à quelques chantiers convenus dans le cadre de la mise en place du CPT et la formation du gouvernement de la république. 

Il ne fait presque pas de doute  qu’ils se rejoignent sur la nécessité de rétablir la sécurité à l’échelle du territoire national. On imagine aussi qu’ils acceptent de conduire collectivement le chantier de la réforme constitutionnelle. 

Nonobstant ses attributs, il y’a fort à parier que les approches diffèrent sur à peu près tous les dossiers.

Composé de différents secteurs politiques et des organisations de la société civile, les conseillers -president sont avares de pouvoir. Peut-être soucieux de répondre aux attentes de leur secteur politique respectif, ils se lancent dans une lutte acharnée pour des espaces au sein de l’appareil étatique . Une attitude gloutonne et des aventures personnelles, peut-on lire dans commentaires de presse. 

À l’opposé, le premier ministre Garry Conille  veut incarner une conception non-partisane de la gouvernance transitoire.  L’ancien haut fonctionnaire des nations-unies entend se poser  en garant d’une gestion équitable des affaires de l’Etat. Garry Conille jure ne pas avoir d’agenda personnel. Le médecin promet de garder à distance toutes les velléités politiques personnelles dans son entourage. 

À priori,  le chef du gouvernement ne s’oppose pas catégoriquement aux initiatives de ses ministres. À la question de savoir, pourquoi la Primature s’obstinerait -t-elle  à renouveler une circulaire interdisant aux ministres des mouvements de personnels, Garry répond : « Je ne m’oppose pas à la nomination de quiconque  » Toutefois, il est de ma responsabilité de veiller à la conformité des décisions ministérielles conformément à la loi. 

Théoriquement, le chef du gouvernement ne souhaite pas que des ministères soient perçus comme la « caisse de résonance »d’un groupe ou d’un secteur politique en particulier. Pour Garry Conille, toutes les parties engagées dans la transition devraient veiller à ne pas froisser les susceptibilités. Néanmoins, le premier ministre haïtien affirme sa disponibilité envers tous les membres de son gouvernement. Il renouvelle sa bonne foi à collaborer avec les conseillers-président. « Des gens disent à tort que je veux accaparer tous les espaces de pouvoir. Mais c’est absolument faux « . Le premier ministre réaffirme sa volonté de contribuer à valoriser de nouvelles compétences au sein de l’administration publique haïtienne. 

Enfin, outre le rétablissement de la sécurité à l’échelle nationale, Garry Conille rappelle que sa mission consiste à conduire le pays vers des élections inclusives et transparentes.

La rédaction !

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