Le Porte Parole du Groupe de Concertation, député Abel Descollines, s’est exprimé autour de la crise politique du pays et sur la force internationale de sécurité en Haïti

Dans une interview que nous avons eue avec l’ancien député de Mirebalais, Abel Descollines, où nous avons abordé la question de la Force Multinationale qui entrera en Haïti. Pour l’ancien député de Mirebalais, en tant que citoyen, à chaque fois qu’il y a des annonces concernant éventualité pour de pays contribuer dans l’effectif au déploiement de la force internationale pour restaurer la sécurité en Haïti, c’est toujours une lueur d’espoir, un pas dans la bonne direction.

Cependant, dit l’ancien député Descollines, tant qu’il n’y a pas de concrétisation, à savoir une présence physique de cette force en Haïti, nous continuons dans l’expectative. Pour député Abel Descollines, très souvent annonce ne signifie pas concrétisation. En ce sens, l’ancien député de Mirebalais reste sceptique.

Le député Abel Descollines va plus loin en rappelant qu’il y a une année cette demande avait été faite officiellement au près des Nations Unies; à travers du Conseil de sécurité, les Nations Unies ont mis environ une année pour examiner et approuver ce déploiement international visant à rétablir la sécurité en Haïti.

«L’annonce de la Force internationale est une lueur d’espoir, mais le peuple haïtien attend la présence de la force », estime le député Abel Descollines.

Concernant les différentes avancées qui ont été réalisées ces derniers temps, le député Abel Descollines a établi deux (2) phases importantes :

Il y a une phase, c’est la phase où plusieurs pays contribueront à l’effectif, on apprend que le Bénin, pays frère du continent africain, a annoncé qu’il contribuerait à la hauteur de deux mille soldats ou policiers, d’autres pays comme Les Bahamas, la Jamaïque, le Chili font également des annonces, dans ce sens il y a de l’évolution.

L’autre phase, dit encore le député Descollines, est la phase cruciale, le nerf de la guerre c’est l’argent qui permettra au Kenya opérationnel comme pays disposé à prendre la tête de la force multinationale, il y a plusieurs rencontres qui se tiennent les 200 millions dollars annoncés pour la première année de la force, il est difficile de collecter ce fonds.

L’ancien député Abel Descollines évoque la crise politique que traverse le pays. Au niveau de la concertation politique pour un compromis historique, j’en fais moi-même partie, a-t-il dit, nous observons beaucoup d’inquiétudes et de préoccupations de l’évolution de la situation en Haïti, nous faisons un constat au niveau de la concertation politique pour un compromis historique, malheureusement il y a un cynisme politique qui caractérise les acteurs. Quand on parle du cynisme politique qui caractérise les acteurs, on parle de tous les acteurs, a-t-il martelé.

Au niveau compromis historique, on constate, dit-il, il y avait un accord du 11 septembre puis un accord du 21 décembre 2022. Eh bien, puisque ces deux (2) accords ont un Premier ministre Ariel Henry qui cherche une cohabitation avec ses opposants, nous constatons que les opposants à Ariel Henry que ce soit après l’accord du 11 septembre, soit après l’accord du 21 décembre 2022, qu’ils refusent de cohabiter avec Ariel Henry. Nous constatons que ces opposants ne jurent que la démission du premier ministre Ariel Henry. Pendant tout ce temps, Ariel Henry est toujours au pouvoir et le peuple haïtien souffre. C’est ce que nous qualifions d’une sorte de cynisme politique.

C’est une des raisons pour lesquelles au niveau du Compromis Historique nous prêchons encore le dialogue, nous prêchons un dépassement de soi pour que nous puissions nous mettre d’accord sur le Désaccord pour que les élections puissent avoir lieu.

IB

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